Légende photo : L'école des Alouettes, à Aurillac, devrait rendre un poste.
L'Académie de Clermont-Ferrand a dévoilé ses prévisions pour la rentrée 2026, annonçant le retrait de 98 postes dans l'enseignement public, dont 10 pour le département du Cantal. En réaction, parents d'élèves, enseignants et élus s'organisent pour demander le maintien de leurs classes, avant l'ajustement et la validation définitive de la carte scolaire le 3 avril.
D'après les premières prévisions, trois postes concernent trois écoles d'Aurillac, Les Alouettes, Belbex et la Fontaine, ainsi qu'un à Ytrac, un à Arpajon-Sur-Cère et un à Saint Flour.
Saint-Simon, Saint-Mamet, Saint-Cernin, Chaudes-Aigues et Pierrefort passeraient de 5 à 4 classes. Deux communes qui disposent encore de deux écoles sur leur territoire sont aussi concernées : Lanobre et Villedieu. Certains secteurs, plus isolés, sont aussi ciblés, comme Marcenat, Bassignac ou encore Saint Cirgues de Jordanne.
À l'inverse, l'augmentation locale du nombre d'élèves doit entraîner des ouvertures de postes à Massiac, Naucelles, Murat et au Rouget-Pers.
Depuis ces annonces, les représentants de parents d'élèves et les enseignants initient plusieurs actions : des pancartes ont été accrochées aux grilles des écoles de La Fontaine et des Alouettes à Aurillac. Des pétitions sont aussi en cours : Non à la suppréssion de poste de la Fontaine et Non à la suppression de poste aux Alouettes.
Patick Casagrande, maire d'Aurillac a annoncé formuler un recours contre ces décisions :
"Nous cherchons à mener une politique capable d’attirer des entreprises, des actifs ainsi que des familles. Cette décision contredit clairement les ambitions que nous portons pour la ville. Chaque suppression de poste est une perte quasi irréversible. Nous nous battrons donc pour les préserver".
L'école de Chaudes-Aigues mène également une opération d'affichage et un courrier a été adréssé à la Directrice des Services de l'Education Nationale dans le Cantal.
À Saint-Simon, une action de blocage de l'école est prévue lundi, de 8h à 8h30, et une pétition a été publiée sur la plateforme mesopinions.com.
Le mouvement devrait s'étendre d'ici vendredi prochain (date du Comité social d'administration spécial départemental) dans les écoles menacées.
Les acteurs mobilisés contestent la méthode de calcul des effectifs retenue par l'administration. Leurs inquiétudes portent, entre autres, sur le maintien de l'accueil des enfants en Très Petite Section (TPS).
À l'école de La Fontaine d'Aurillac par exemple, qui compte près de 200 élèves, les parents soulignent que 14 enfants à besoins spécifiques (dispositif IESHA, pour les jeunes présentant un handicap auditif ou des troubles de la communication) ne sont pas inclus dans l'effectif "officiel". Ici, un rendez-vous été obtenu, mardi 31 mars, avec l'Education Nationale à Aurillac.
À Saint-Simon, seulement 3 enfants en moins sont prévus à la rentrée 2026.
La carte scolaire 2026 sera ajustée puis, entérinée, vendredi 3 avril.