Foot - 6 mois de suspension pour le coach des U18F de l'AFC et 1400€ d'amende pour le club

Permettre à des filles de pratiquer leur passion, malgré les kilomètres et les matchs perdus d'avance, voilà le tort du coach des U18 féminines de l'AFC. Le manque de discernement de la LAURAFOOT sur ce dossier interroge et a fait réagir Stéphane Juillard...

Le choix de la pratique contre le règlement

Cette saison, l'équipe U18 féminine régionale d'Aurillac a été confrontée à d'importantes difficultés d'effectif. Face au risque réel d'un forfait général, qui aurait privé les filles de leur passion, le club a pris une décision forte : faire jouer plus de joueuses U15 en surclassement, que les trois autorisées, par le règlement de la Ligue.

"L’objectif était simple : contourner le règlement pour que toutes ces filles puisse PRATIQUER leur passion du football sans recherche de résultats", explique Stéphane Juillard. Sans ce choix, "la majorité de ces gamines auraient cessé le football car il n'existe aucun autre club féminin U18 à proximité dans le Cantal", précise Stéphane Juillard.

Président de l'US Crandelles pendant huit ans, membre du conseil de ligue et de la commission d'appel en matière disciplinaire de 2012 à 2017 à la Ligue d'Auvergne, puis à la LAURAFOOT de 2017 à 2021, Stéphane Juillard est un grand passionné de foot.

Tellement passionné que, ce papa de joueuse de l'équipe U18F de l'AFC, ne peut pas laisser passer ces décisions de la LAURAFOOT.

Des sanctions "grotesques" et "infamantes"

Invité de Jordanne Sport, le vendredi 29 mai 2026, Stéphane Juillard a exprimé son incompréhension vis-à-vis de cette décision "déplacée, infamente et totalement grotesque".

Plutôt que de faire preuve de clémence ou de chercher une solution adaptée à la réalité du terrain, la LAURAFOOT a choisi la fermeté : 1.400 euros d'amende pour le club d’Aurillac et 6 mois de suspension pour l'entraîneur de l'équipe, "dont le seul tort est d'avoir voulu aider des filles à jouer au foot".

Le Cantal ignoré, le football féminin sacrifié

Au-delà de la sanction spécifique, ce coup de gueule met en lumière des problèmes plus profonds, notamment "le manque de soutien réel au football féminin, malgré les discours et les campagnes de publicité".

On peut aussi se demander pourquoi le District du Cantal n'intervient pas pour soutenir les U18 féminines de l'AFC ? Pourquoi la LAURAFOOT fait-elle preuve d'une telle sévérité avec un club cantalien ? 

En tout cas, ce qui est lisible depuis la création de LAURAFOOT, c'est le décalage entre les instances régionales et la réalité du football amateur dans les zones rurales.

L'exemple des féminines de l'AFC n'est pas malheureusement pas un cas isolé, et le football cantalien ne dispose pas des mêmes armes démographiques et financières, que ses voisins de la région lyonnaise. 

Quand on voit de telles sanctions adressées à un club amateur, et le manque de considération envers le Cantal, nous sommes en droit de nous interroger sur les véritables intentions de la LAURAFOOT...

@Guillaume TILLY / Jordanne Sport avec Alexandre Faucher et Jean-Marc Authié.