Jean Alric et le Stade Aurillacois

21 juin 2021

Né le 28 mars 1925 à Aurillac, il fut exécuté sommairement le 5 juin 1944 vers Tivoli à Aurillac. Il était boucher employé aux abattoirs, membre des milices patriotiques, et grand espoir du rugby. Il fut une victime civile parmi tant d'autres.

Le 4 juin 1944, dans l’après-midi, une compagnie du génie de la 2e division blindée SS "Das Reich" entrait à Aurillac venant de Figeac - Maurs, composée de 25 automitrailleuses légères, de véhicules d’accompagnement, et de 150 à 200 hommes. Pendant 4 jours, les Allemands circulent en ville et se livrent à des exactions (viol, pillages et exécutions).

Le 5 juin 1944, Jean Alric et un camarade passent vers 16h30 devant la maison de leur ami Louis Verniol pour se rendre tous à la pêche, empruntant le chemin aboutissant aux Camissière. Alric et son camarade, étant devant, voient les premiers des chenillettes allemandes dans la rue des Carmes, se dirigeant vers Arpajon-sur-Cère. Ils prennent alors la fuite à travers champs, mais les Allemands tirent sur eux. Un tir de mitrailleuse fauche Jean Alric touché au cœur par une balle.

Jean Alric avait 19 ans. Il a été déclaré "Mort pour la France". Mémoire des Hommes signale son appartenance aux Milices patriotiques, organisation de la Résistance fondée en 1944 par le Parti communiste. Son nom n’est gravé sur aucun monument aux morts. 

Le 30 novembre 1944, la municipalité d’Aurillac a décidé de nommer le stade situé dans le Parc Hélitas, stade Jean Alric. 

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